Dans l’Ouest, les acquéreurs sont toujours présents au troisième trimestre

Au troisième trimestre 2023, la région Ouest enregistre une stabilisation de la recherche côté vente de manière générale, avec près d’un million de requêtes. C’est ce qui ressort du nouveau bulletin mensuel édité par Ouestfrance-immo.com et baptisé Les Chiffres de l’immo dans l’Ouest. Etat des lieux.

Si traditionnellement, la fin du troisième trimestre marque une accalmie sur le marché immobilier, la conjoncture particulière de cette année 2023 semble avoir quelque peu rebattu les cartes. Ainsi, les acquéreurs n’ont pas pour autant déserté le marché.

Si la majorité des recherches est orientée sur la vente de maison, qui reste stable par rapport au trimestre précédent, force est de constater que la hausse des taux a, a priori, poussé les acquéreurs à modifier leurs critères de recherche, mais pas forcément à abandonner leurs projets. Ils semblent en effet, à présent se tourner vers des biens neufs et des biens sans ou avec très peu de travaux, comme l’attestent les recherches effectuées sur Ouestfrance-immo.com. La recherche de biens classés en DPE A a ainsi bondi de 18 %, celle des biens classés en “B et C” a augmenté de 13,5 %, quand la recherche de DPE “A, B et C” est en hausse de 10 %.

Et pour cause, comme les banques sont moins enclines à accorder des prêts, les acquéreurs n’ont plus la possibilité de prévoir un budget travaux conséquent dans leur montage financier.

Autre nouvelle source d’intérêt pour les nouveaux acquéreurs : le viager. Cette forme de vente immobilière se taille ainsi une part de choix dans les recherches immobilières avec une hausse de 14,6 % entre le 2ᵉ et le 3ᵉ trimestre. Il faut dire que cette alternative s’inscrit dans une démarche gagnant-gagnant, tant pour l’acquéreur que le vendeur, en cette période inflationniste.

De leur côté, les investisseurs n’ont pas renoncé à l’investissement locatif. Dans cette optique, ils semblent vouloir saisir l’opportunité que peut représenter l’interdiction progressive de location de passoires thermiques. Ouestfrance-immo.com observe ainsi une hausse de la recherche sur les appartements T1, ainsi que sur les biens classés dans le futur trio au DPE interdit “E, F et G”. La recherche sur les passoires thermiques a ainsi bondi de 22 % au troisième trimestre.

Un marché locatif sous tension

Alors que le marché de la location ralentit traditionnellement de manière significative au mois de septembre pour laisser progressivement place à la vente, il n’en est rien été au troisième trimestre. Une nouvelle tendance qui s’explique par plusieurs facteurs. Tout d’abord, la région fait face depuis plusieurs mois à une raréfaction de l’offre de location, alors que la demande est, quant à elle, de plus en plus forte.

Au troisième trimestre de cette année, la recherche de maisons à la location a ainsi augmenté de 6 % par rapport au trimestre précédent. La hausse rapide des taux d’emprunt ayant constitué un frein à l’accession, de nombreux ménages français ont dû repousser leurs projets d’achats et se retrouvent, eux aussi, sur le marché locatif.

Autre constat, face aux difficultés à se loger et à la hausse des loyers, les étudiants et les jeunes actifs se tournent de plus en plus vers la colocation meublée. La recherche de ces deux typologies de biens combinées a ainsi augmenté de 10,5 % au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent. Il faut dire que, selon le baromètre des prix de l’immobilier de Ouestfranceimmo.com, les loyers des appartements ont augmenté de 10,5 % en un an à Rennes et à Angers, de près de 10 % à Brest, de 7 % à Nantes et de 6,5 % à Caen.

Avec l’interdiction progressive de la location des passoires thermiques, il est à craindre que cette situation de tension ne trouve guère d’amélioration dans les mois à venir si les propriétaires rencontrent des difficultés à rénover leurs biens.

 

 

 

 

 

 

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Stéphanie Marpinard: Après avoir évolué pendant 10 ans au sein d'un groupe spécialisé dans les médias étudiants, l’orientation professionnelle et la gestion de carrière, en tant que rédactrice en chef adjointe, Stéphanie Marpinard a choisi de travailler à son compte et collabore depuis à différents médias. Ses domaines de prédilection sont entre autres l'immobilier, l'emploi et les ressources humaines.