Votre convention annuelle vient de se tenir. Quel en était l’esprit général ?
Nous voulions avant tout créer un moment fédérateur. La convention s’est déroulée à Issy-les-Moulineaux, à proximité de notre siège, et nous avons réuni plus de 1 000 participants. C’est un record pour notre réseau et un signal extrêmement positif dans le contexte actuel. Le marché immobilier traverse une période exigeante, et dans ces moments-là, un réseau doit jouer pleinement son rôle : rassembler, donner de la perspective et redonner de l’énergie collective.
Vous aviez choisi l’optimisme comme thème central. Pourquoi ce choix ?
Parce que nous évoluons dans un environnement où l’incertitude peut rapidement devenir paralysante. Entre la conjoncture économique, les tensions internationales et un climat médiatique souvent anxiogène, il est facile de se laisser gagner par le doute. Pour autant, notre métier repose sur la capacité à avancer malgré les difficultés. L’optimisme n’est pas une posture naïve : c’est un état d’esprit qui permet de croire en l’avenir, d’agir concrètement et, finalement, de réussir. C’est ce message que nous voulions transmettre à l’ensemble du réseau.
Comment cette thématique a-t-elle été incarnée pendant la convention ?
J’ai ouvert la journée par un discours introductif dans lequel j’ai partagé des situations très concrètes. Face à un même problème, certains voient un obstacle insurmontable, tandis que d’autres y perçoivent un défi. Ceux qui réussissent sont souvent ceux qui choisissent la seconde approche.
Nous avons ensuite accueilli Jean-Philippe Ackermann pour une conférence approfondie sur l’optimisme comme compétence professionnelle. Son intervention a beaucoup marqué les participants, car elle démontre que cet état d’esprit se travaille et se développe. Tout au long de la journée, cette énergie positive a servi de fil rouge, jusqu’à une soirée de clôture pensée comme un véritable moment de célébration collective.
Cette convention a aussi été l’occasion de dresser un bilan du chemin parcouru par L’Adresse…
Effectivement, j’ai voulu faire un parallèle avec l’évolution du réseau depuis mon arrivée à sa direction. Lorsque j’ai repris L’Adresse, la priorité était de redonner l’envie d’y croire. Ensuite est venue la phase de transformation et d’action. Aujourd’hui, nous entrons clairement dans une étape de réussite.
Un moment particulièrement fort a été l’arrivée sur scène de plus de 70 nouveaux associés. Cette image résume parfaitement la dynamique actuelle du réseau et démontre l’attractivité croissante du modèle coopératif.
Nous avons également annoncé que L’Adresse est aujourd’hui le réseau connaissant la plus forte progression en termes de notoriété et qu’en 2025 nous avons enregistré la plus forte croissance parmi les réseaux immobiliers.
Avez-vous profité de cet événement pour dévoiler des orientations stratégiques ?
Oui, et nous avons souhaité le faire avec transparence. Nous avons rappelé nos innovations historiques, telles que la signature électronique généralisée dès les années 2010, l’accompagnement client post-transaction, notre activité de courtage en assurance ou encore notre fondation solidaire, mais nous avons aussi abordé nos axes de progrès.
La question de la non-discrimination a occupé une place importante. Nous avons reconnu que nous devions aller plus loin. Nous avons donc pris un engagement fort : former l’ensemble des associés et collaborateurs du réseau afin d’inscrire durablement ces enjeux dans les pratiques professionnelles.
L’une des annonces majeures concerne le lancement du service dédié au Prestige. De quoi s’agit-il ?
Nous avons souhaité démocratiser l’accès au marché des biens d’exception. Beaucoup d’agences disposent d’une relation de confiance construite depuis des années avec leurs clients, mais ne se sentent pas toujours légitimes pour traiter un bien atypique ou haut de gamme.
Le service dédié au Prestige apporte une réponse concrète : un accompagnement dédié, des outils marketing spécifiques et une diffusion internationale facilitée. Grâce à notre centrale d’achat coopérative, nous avons réussi à rendre accessibles des services habituellement coûteux, avec une logique de mutualisation au bénéfice de tous les associés.
Le modèle coopératif apparaît comme un élément central de votre stratégie…
Absolument. Notre organisation coopérative nous permet d’investir collectivement pour créer de la valeur pour chaque agence immobilière. La centrale d’achat en est un exemple très concret : elle permet d’acquérir des outils performants et de les redistribuer à prix coûtant. Ce fonctionnement exige une vision collective, mais il constitue aujourd’hui un avantage compétitif majeur dans un marché en mutation.
Quelles innovations technologiques ont été présentées lors de la convention ?
Nous avons dévoilé les prémices d’une nouvelle application nomade, complètement embarquée, destinée aux consultants, capable de fonctionner avec ou sans connexion Internet. L’objectif est de simplifier le quotidien des équipes sur le terrain.
Nous avons également annoncé un partenariat stratégique avec le groupe Septeo autour de sa solution Cadastre.com qui sera déployée avant l’été.
Quel message souhaitez-vous que vos adhérents retiennent de cette convention ?
Malgré une année 2025 difficile pour le secteur, nous enregistrons une progression de plus de 25 % du nombre d’associés. Nous recevons aujourd’hui de nombreuses candidatures de professionnels qui cherchent à conjuguer indépendance entrepreneuriale et puissance collective.
Cela confirme une chose : le modèle coopératif entre dans une nouvelle ère. Pour L’Adresse, cette convention marque clairement le début d’un nouveau cycle de développement fondé sur l’innovation, l’engagement et la confiance.
Et finalement, c’est peut-être cela le véritable sens de notre thématique : l’optimisme n’est pas seulement un état d’esprit, c’est devenu une stratégie de performance durable.

