Magazine immobilier Journal de l'Agence
TOUTE L'INFORMATION PRATIQUE POUR LES PROFESSIONNELS DE L'IMMOBILIER

L’immobilier de luxe : le grand gagnant de la pandémie  

Publié le
Publié le
Réagir 1 réaction
2 043
Evaluer cet article

« La crise ? Quelle crise ? » Selon une étude réalisée par Belles Demeures avec l’institut OpinionWay, le marché immobilier de luxe fait preuve de résilience face à la pandémie. Malgré l’absence de la clientèle étrangère, ce segment de niche reste dynamique, porté par l’optimisme (donc l’opportunisme) des acheteurs et des prix qui se stabilisent (pour l’instant).

photo : IMMOBILIER LUXE NE CONNAIT PAS LA CRISE

C’est un secteur qui ne connaît pas la crise. L’immobilier de luxe affiche une santé insolente, selon une étude réalisée au printemps dernier par Belles Demeures avec l’institut OpinionWay auprès de 400 répondants. « C’est le seul marché qui a connu un véritable boom au cours des 18 derniers mois », confirme Solange Roblot, chef de marché luxe au sein du groupe SeLoger.

Face à l’incertitude sanitaire, économique, sociétale…, la pierre n’a jamais autant été considérée comme une valeur refuge, y compris par les acquéreurs les plus fortunés. Les porteurs de projets sont donc confiants : à hauteur de 83 %, contre seulement 67 % en 2019. L’absence de clients étrangers sur le segment du luxe n’a pas menacé le volume de transactions. « En moyenne, les agences spécialisées dans l’immobilier de luxe ont enregistré une croissance de 30 % durant la crise sanitaire, preuve que les acquéreurs français ont largement compensé l’absence des acquéreurs étrangers », indique-t-elle.

 L’immobilier de luxe s’exporte en province

Si la crise sanitaire n’a pas refroidi les velléités des acheteurs de placer leurs capitaux dans des biens de luxe, elle a impacté leurs critères de recherches. « La demande des acquéreurs a changé suite aux confinements. Ils recherchent des biens plus grands, souvent de plus de 120m2. La surface moyenne des biens de luxe a d’ailleurs augmenté de 12 % en l’espace d’un an », explique-t-elle. L’espace extérieur a également pris davantage d’ampleur. Outre l’Ile-de-France, qui concentrait encore 30 % des recherches au mois de juin, les recherches portent sur de nouvelles régions, jusqu’ici peu associées à l’univers du luxe. En l’occurrence : la Nouvelle Aquitaine (la Charente, la Gironde…), Auvergne-Rhône-Alpes et la Bretagne. Dans ces territoires comme en Ile-de-France, les projets d’acquisition portent sur une propriété ou villa (42 % des demandes), un appartement (27 %) ou un château ou un manoir (20 %). Les futurs acheteurs recherchent avant tout une résidence, le plus souvent principale (66 %).

La tension est soutenue mais les prix stagnent

À la différence du marché résidentiel classique, où les prix flambent quasiment partout en France, « les prix dans l’immobilier de luxe restent globalement stables », assure Solange Roblot, « notamment sur le segment de marché des biens entre 600 000 et 2 millions d’euros. » La demande a beau être vive dans l’univers du luxe, le marché ne s’emballe donc pas : + 1 % d’augmentation sur un an avec 8871 euros/ m2 en moyenne en France, selon les prix affichés au sein du portail Belles Demeures. Les prix resteront-ils dans cette dynamique ? Rien n’est moins sûr. Selon l’étude de Belles Demeures, 41 % des sondés sont prêts à consacrer plus d’1,5 million d’euros dans leur projet immobilier, contre 27 % en 2020. Preuve que les acquéreurs fortunés sont prêts à mettre la main au portefeuille pour changer de vie. C’est d’autant plus vrai que « le marché du luxe est connu pour être irrationnel et pour fonctionner au coup de cœur », rappelle Solange Roblot.

L’émergence de la résidence « semi-principale »

Dans l’immobilier de luxe, les délais des cycles de vente se sont raccourcis avec la crise sanitaire. En moyenne, un bien est vendu en 110 jours, contre 136 en 2020, pour un budget d’1,52 millions d’euros. L’optimisme est donc bel et bien là : 64 % des sondés pensent que c’est le bon moment d’acheter, contre seulement 38 % en juin 2020. Plus de la moitié des sondés (58 %) souhaitent sauter le pas d’ici 12 mois.

Cet élan est également porté par une nouvelle tendance dans les modes de vie. En généralisant le travail à distance, la crise sanitaire a également fait émerger la notion de résidence semi-principale, qui consiste, par exemple pour un couple de parisiens, de garder un pied-à-terre à Paris et d’investir dans un bien plus spacieux en province, qui sera occupé une partie de la semaine, pendant les jours de télétravail. Autrefois réservée aux week-end et aux vacances, la résidence secondaire acquiert donc une nouvelle dimension.

A lire également

Aurélie Tachot

Aurélie Tachot est une journaliste spécialisée dans l'immobilier, qu'elle aime aborder sous le prime des innovations, notamment technologiques. Après avoir été rédactrice en chef de plusieurs médias spécialisés, elle collabore avec Le Journal de l'Agence afin de rédiger des articles d'actualité sur les acteurs qui font l'immobilier d'aujourd'hui et qui feront celui de demain.

Du même auteur

Newsletter

Recevez l'essentiel de l'actualité immobilière sélectionné par la rédaction.

Sur le même thème

Vos réactions

  • Par Propriétés de Charme, il y a 23 jours

    Sympa cet article, sympa le Journal de l’Agence que je suis et lis avec attention et plaisir depuis des années. mais il n’y en a que pour le Groupe se Loger, votre gros fournisseur de deniers ? Votre rôle est-il à vocation purement publicitaire, capitalistique et lucrative ou avez-vous aussi pour ambition d’être aussi « un peu » journaliste impartial afin de délivrer des informations sur les nouveautés du marché qui peuvent intéresser vos lecteurs comme simplement faire savoir l’existence d’un nouveau portail d’immobilier de luxe que je lance Propriétés de Charme qui a déjà près de 3 000 propriétés à vendre à France à plus de 1 000 000 € et des annonceurs / enseignes de renom ? Cela ne vous intéresse d’en parler et au moins donner l’info ou alors que si vous êtes payé ? Chose de plus surprenante car vous ayant sollicité il y a plus de 6 mois pour voir comment et selon quelles mesure vous pourriez parler du site Propriétés de Charme, la patronne du Journal m’a contacté en personne et devait m’envoyer ses tarifs publicitaires qui ne sont jamais arrivés ! Pour ceux qui veulent découvrir un nouveau portai immobilier luxe INDÉPENDANT : http://www.proprietesdecharme.com ! J.Drouet, le créateur de Propriétés de Charme

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le journal trimestriel

Vous souhaitez consulter notre dernier magazine ou l'une de nos éditions précédentes ?

Consulter en ligne