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L’accès à la propriété immobilière reste un objectif de premier plan pour les Français

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Si l’attrait pour la maison individuelle demeure indéniablement fort pour nos concitoyens, il est aussi désormais accompagné d’un sentiment de résignation. Trop de Français se sentent exclus de la possibilité de devenir propriétaires. C’est ce que souligne la nouvelle édition du Baromètre FFC – IFOP.

baromètre FFC IFOP

Qu’en pensent les Français quand on les interroge sur la propriété immobilière ? D’après les chiffres du troisième volet du Baromètre FFC commandé par la Fédération Française des Constructeurs de maisons individuelles et réalisé par l’IFOP, leur perception globale de la propriété immobilière est positive : 59 % des répondants la considérent comme un « investissement » (+8 pts en 2 ans) et seulement 16 % la perçoivent comme un « endettement ». L’étude note une légère érosion de cette perception cette année, bien que l’acquisition d’un bien soit toujours largement perçue comme une forme de sécurité (50 %) et un accomplissement personnel (37 %).

En effet, l’accès à la propriété immobilière demeure un objectif de premier plan pour de nombreux Français, malgré les défis croissants liés au contexte économique. 38 % des Français considèrent qu’il est indispensable de posséder son propre logement. Cette aspiration est particulièrement prononcée parmi les segments de la population les plus aisés, où 47 % jugent l’accession à la propriété comme « indispensable », comparativement à seulement 19 % parmi les catégories économiquement défavorisées.

L’attrait pour l’accès à la propriété immobilière reste donc fort en 2024, même s’il apparaît de plus en plus difficile…

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Un désir de propriété qui se heurte à une réalité économique limitante

L’étude révèle également une préoccupation croissante concernant l’accessibilité à la propriété. Après la chute historique de 2023, seuls 20 % des Français estiment qu’il est plus facile aujourd’hui qu’il y a 10 ans d’accéder à la propriété, tandis que 74 % pensent qu’elle sera bientôt réservée à une élite. En réponse à cette situation, 80 % des répondants soutiennent l’idée d’un soutien financier accru de la part de l’État pour faciliter l’accession à la propriété immobilière.

Le désir de propriété se heurte effectivement à une réalité économique qui met en péril l’accessibilité de la propriété pour beaucoup, révélant une fracture entre les aspirations légitimes et les possibilités réelles. 

La maison individuelle toujours préférée

Quand on leur demande où ils veulent vivre, les Français disent toujours préférer la vie en maison individuelle  à celle en appartement. Plus de 8 répondants sur 10 (80 %) déclarent qu’ils préféreraient vivre dans une maison individuelle, et même parmi les habitants en appartement, 60 % préfèreraient vivre dans une maison. Ce type de logement est particulièrement recherché par les habitants des zones rurales (97 % contre 79 % dans les zones urbaines en province et 62 % dans l’agglomération parisienne), ainsi que par les foyers avec enfants et ceux comprenant deux personnes ou plus (96 % des répondants avec 3 enfants ou plus).

Parmi les avantages perçus de la vie en maison individuelle, la possibilité de disposer d’un jardin, de profiter de plus de calme et de tranquillité, ainsi que la liberté liée à l’absence de copropriété sont cités comme les principaux attraits (mentionnés respectivement par 49 %, 40 % et 39 % des répondants). Les répondants expriment également un intérêt pour de plus grands espaces (25 %) et le fait de vivre en famille (20 %).

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Un contexte de marché peu rassurant

75 % des Français conviennent, au moins en partie, avec les professionnels du bâtiment sur le constat d’une « crise historique » du logement et estiment qu’il est impératif que les politiciens en prennent conscience et agissent en conséquence. Cette perception est alimentée par les médias et les expériences personnelles, avec 44 % des répondants indiquant avoir entendu parler de difficultés à se loger et 31 % déclarant connaître des personnes confrontées à des problèmes de logement. 

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