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Zoom sur le métier de gestionnaire avec Philippe Descampiaux, dirigeant des agences Citya Descampiaux à Lille

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Professionnel aguerri aux pratiques de la location et des copropriétés, fin diplomate et bon communicant, le gestionnaire est l’intendant à tout faire de la gestion immobilière. Zoom sur ce métier avec Philippe Descampiaux, dirigeant des agences Citya Descampiaux.

photo : Businessman or real estate agent with tablet computer against new building

Philippe Descampiaux nous partage son expérience et son éclairage sur le métier de gestionnaire. Un rôle qui nécessite des compétences administratives et techniques, de la rigueur et un excellent sens de la communication !

 Gestionnaire locatif et syndic, deux rôles en un

« Le gestionnaire, c’est un peu le généraliste de l’immobilier. J’ai commencé ma carrière à ce poste et aujourd’hui, les équipes de Citya Descampiaux comptent vingt gestionnaires dont huit en syndic » entame le dirigeant. Comme son nom l’indique, le gestionnaire est le spécialiste de la gestion immobilière : il assure la gestion locative des biens de ses clients et peut également se voir confier la gestion de copropriétés pour agir à ce titre en tant que syndic.

Concernant la gestion locative d’une part, ses missions consistent notamment à assurer les visites des biens, recueillir les dossiers des candidats à la location pour les présenter aux propriétaires, gérer les éventuels travaux et interventions techniques avec des prestataires, mais aussi facturer les loyers et les charges.

En qualité de syndic d’autre part, le gestionnaire est amené à gérer les tâches quotidiennes des biens en copropriété : la gestion financière, l’organisation des travaux d’entretien avec des prestataires, mais aussi l’animation des assemblées générales de copropriétaires.

« Selon moi, c’est la partie la plus complexe de ce métier » explique Philippe Descampiaux. « La charge de travail peut être très importante selon le nombre de logements inclus dans les copropriétés. Cela implique de faire de nombreux déplacements sur le terrain pour récolter des informations précieuses et ainsi bien connaître son patrimoine géré. L’un de nos gestionnaires par exemple, se rend toutes les semaines dans l’une des copropriétés dont il a la charge afin de faire le point avec le gardien. Cela permet de suivre de près l’avancée des problématiques rencontrées, mais aussi d’échanger avec les prestataires qui travaillent sur place et d’étoffer sans cesse ses connaissances techniques ».

Le métier de gestionnaire requiert en effet une grande rigueur face aux éléments techniques, juridiques et financiers de l’immobilier. À l’appui d’une formation dans le bâtiment par exemple, avec une vraie soif d’apprendre sur le terrain, il peut ainsi maîtriser tous les ressorts de la gestion immobilière afin d’en rendre compte aux clients : expliquer les anomalies ou défaillances détectées sur les biens, les interventions des techniciens, justifier leurs devis et même connaître la réglementation en vigueur pour émettre un avis d’expert.

Autant d’éléments qui font que le gestionnaire gagne en efficacité, engage sa responsabilité, et qu’il doit ensuite veiller à bien communiquer !

Disponibilité, communication et diplomatie

« Dans une grande majorité de cas, les clients changent de syndic car ils leur reprochent de ne pas assez communiquer. Le défaut de communication est un vrai problème en cas de difficultés en interne, avec les fournisseurs ou les personnes de l’immeuble. Or aujourd’hui, les gestionnaires ont à leur disposition un tas d’outils numériques qui leur permettent de tenir des comptes-rendus et de prendre des photos très facilement pour tenir les copropriétaires informés » précise M. Descampiaux. « En plus, il faut tenir compte du fait que les mandats de syndic durent 3 ans au maximum. Avec le roulement, il y a donc des élections de syndic presque tous les ans. Les gestionnaires ont donc tout intérêt à bien communiquer pour satisfaire les clients ».

L’organisation et l’animation des assemblées générales de copropriétaires exigent également une grande disponibilité et un bon sens de la diplomatie afin de réunir et accorder toutes les parties prenantes autour d’une même table. « Avec la pratique, on réalise que ces AG sont un peu comme des réunions de familles : ce peut être assez houleux, chacun défend son intérêt selon son histoire, ses contraintes et ses conflits. Il faut donc aussi savoir prendre du recul sur les litiges à désamorcer » peut témoigner Philippe Descampiaux.

Il conclut : « Au milieu de toutes ces missions, c’est un métier de passion dans lequel on peut s’épanouir grâce à la richesse des relations humaines. Ma recommandation pour les gestionnaires présents ou en devenir ? S’enrichir des personnes très variées que l’on peut être amené à rencontrer, savoir s’adapter à chacune d’entre elles et être curieux de tout pour être bon dans ce que l’on fait ».

 

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