Samuel Essaka-Ekedi, directeur du développement de VILOGI, est revenu, lors du congrès IMMO 2025, sur sa vision du marché et le rôle clé de l’innovation technologique dans l’administration de biens. Entretien.
Pouvez-vous nous rappeler le positionnement de VILOGI ?
VILOGI est un éditeur de logiciels spécialisé dans l’administration de biens. Nous développons deux solutions distinctes : l’une dédiée au syndic de copropriété, l’autre à la gestion locative.
Notre ambition est claire : proposer des outils de nouvelle génération, capables d’accompagner durablement les professionnels dans l’évolution de leur métier, au-delà du simple socle comptable.
Comment se porte aujourd’hui la société ?
Très bien. Nous sommes dans une dynamique de forte croissance. En 2024, VILOGI a enregistré 47 % de croissance, et nous visons entre 20 et 25 % cette année.
Cette progression s’explique à la fois par le renouvellement du parc logiciel dans l’immobilier et par notre capacité à innover, en apportant des solutions concrètes aux problématiques opérationnelles desadministrateurs de biens. Aujourd’hui, environ 12 000 utilisateurs se connectent simultanément à nos solutions et nous accompagnons près de 1 200 clients, ce qui confirme la solidité de notre modèle et la pertinence de notre vision.
Le contexte tendu du marché immobilier a-t-il un impact sur votre activité ?
Finalement, assez peu. Le nombre de biens à gérer reste stable, même si les nouvelles mises en location ou les transactions ralentissent.
Nos solutions s’adressent avant tout à la gestion du parc existant, ce qui rend notre activité plus résiliente.
Mieux encore, dans un contexte de baisse des transactions, certains professionnels cherchent à développer des revenus récurrents via la gestion locative ou le syndic. Pour nous, c’est une véritable opportunité.
Pourquoi le Congrès de la FNAIM est-il un rendez-vous important pour VILOGI ?
C’est d’abord un événement clé en termes de visibilité et de rencontres professionnelles. Nous y retrouvons nos clients, de plus en plus nombreux, et nous échangeons avec l’ensemble de l’écosystème.
Nous sommes également partenaire national de la FNAIM, ce qui renforce naturellement notre présence. Ces moments sont essentiels pour comprendre les attentes du terrain, nourrir nos réflexions et préparer les évolutions futures de nos solutions.
Sur un marché très concurrentiel, comment VILOGI se différencie-t-il ?
Nous partons du principe que le métier d’administrateur de biens fait aujourd’hui face à trois grands défis.
Le premier est celui de l’automatisation, notamment sur la comptabilité et les tâches répétitives. Nos logiciels sont connectés aux systèmes bancaires et proposent des rapprochements automatiques qui apprennent des décisions du gestionnaire.
Le deuxième concerne la fluidité des échanges entre tous les acteurs : propriétaires, gestionnaires, fournisseurs, assureurs. Nous avons développé pour cela une application dédiée, VILOGI & Me, qui centralise l’information et simplifie les interactions.
Enfin, le troisième enjeu est l’attractivité du métier. Nous intégrons progressivement des briques d’intelligence artificielle pour libérer du temps aux professionnels et leur permettre de se concentrer sur des missions à plus forte valeur ajoutée.
La plus marquante est l’intégration d’un agent conversationnel basé sur l’IA générative au sein de nos plateformes.
Il permet aux utilisateurs d’interroger le logiciel, de poser des questions sur son fonctionnement ou d’obtenir des informations sur des dossiers, même sans être directement dessus.
Cet outil vient d’être lancé et va continuer à évoluer au fil des usages. C’est une avancée majeure en matière d’expérience utilisateur.
Quels sont vos axes de développement pour les années à venir ?
Notre priorité est de poursuivre notre croissance tout en restant très proches de nos clients.
Nous allons notamment structurer davantage notre club utilisateurs, renforcer les échanges et lancer de nouvelles initiatives orientées terrain.
Parallèlement, nous travaillons sur plusieurs évolutions métiers, que nous dévoilerons progressivement.
Après avoir évolué pendant 10 ans au sein d'un groupe spécialisé dans les médias étudiants, l’orientation professionnelle et la gestion de carrière, en tant que rédactrice en chef adjointe, Stéphanie Marpinard a choisi de travailler à son compte et collabore depuis à différents médias. Ses domaines de prédilection sont entre autres l'immobilier, l'emploi et les ressources humaines.