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La quantité d’offres de biens à vendre est-elle suffisante ?

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Alors que le marché immobilier commence à se tendre, l’équipe scientifique de SeLoger a décidé de se pencher sur l’évolution du nombre de biens à vendre depuis 2018. Le point sur les grands enseignements à tirer de cette étude.

photo : ANNONCE IMMOBILIERE

Maisons : un manque d’offre flagrant

Pour SeLoger, le constat est sans équivoque : la France fait face à une pénurie d’offres. Si cette réalité est valable quel que soit le type de biens, elle l’est d’autant plus pour les maisons. Ainsi, depuis les 4 dernières années, le stock d’annonces de maisons en vente a chuté de moitié, soit moins 54 %, contre moins 28 % pour les appartements. En cause ? Les conditions exceptionnelles de crédit ces dernières années qui ont boosté la demande immobilière, la crise sanitaire qui a poussé les Français à se réfugier dans la valeur “pierre”, à déménager ou à investir dans des résidences semi-principales et secondaire, sans oublier le premier confinement qui s’est traduit par un véritable effondrement du stock de maisons à vendre…

Des inégalités selon les marchés

Si cette pénurie d’offres se stabilise au niveau national depuis près d’un an, le niveau de biens reste globalement très bas, avec des disparités selon les régions. Ainsi, si le marché parisien, tout comme Lyon, Villeurbanne et Mérignac, sont dans une situation de sur-offre avec des stocks au plus haut par rapport aux 4 dernières années, la majeure partie des grandes métropoles, soit 30 villes, à l’image de Marseille, Montpellier ou encore Grenoble, connaissent une forte pénurie. Des villes comme Rennes, Nice, Strasbourg et Lille sont quant à elles face à une légère pénurie. A noter également que la pénurie d’offres est exacerbée dans le monde rural avec des stocks divisés par deux 2018. Une situation pour laquelle l’attrait post-covid des Français pour un meilleur cadre de vie ne doit pas être étranger.

 

Pénurie d’offres et impact sur les prix

« S’il apparaît évident que la remontée des taux devrait induire une probable baisse de la demande dans les prochains mois, la situation de pénurie de biens à vendre, constatée au niveau global, devrait amortir un potentiel ralentissement des prix », explique Barbara Castillo Rico, Responsable des études économiques pour SeLoger. Cela devrait ainsi être le cas pour la plupart des villes moyennes et les zones rurales qui suscitent depuis la crise sanitaire un réel engouement chez les Français, tandis que les marchés en sur-offre, comme Paris, devraient continuer à enregistrer une baisse de la demande et très certainement un recul des prix.

 

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