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Transaction immobilière : qui résistera le mieux à la crise ?

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Retournement de la conjoncture, hausse des taux d’intérêts, durcissement des conditions d’octroi de crédits… Force est de constater que les professionnels de la transaction immobilière sont confrontés à de multiples pressions depuis quelques mois. Une situation difficile à laquelle s’est intéressée la nouvelle étude menée par Xerfi.

photo : Real Estate Agent Shows Bright New Apartment to a Young Couple.

Intitulée « Le marché de la transaction immobilière : quelles stratégies d’adaptation face à la crise de l’immobilier ? Quels axes de développement face à la mutation de la demande ? », l’étude s’interroge sur le futur de l’intermédiation immobilière. Et pour cause, d’après Xerfi, la crise de l’immobilier va forcer les réseaux d’agences et mandataires immobiliers à adopter rapidement de nouvelles stratégies. Entre la chute des transactions, l’avis rendu par l’Autorité de la concurrence qui remet en cause le modèle de rémunération des agents immobiliers et de leurs conditions d’exercice, et l’ouverture de SeLoger aux petites annonces des particuliers, les défis s’accumulent pour les professionnels de la transaction immobilière. Et cette turbulence est loin d’être terminée puisque selon les prévisions de Xerfi, le redressement du marché immobilier n’interviendra pas avant 2025.

Qui sortira gagnant de la crise ?

Si pour le moment les agences immobilières traditionnelles tiennent bon en dépit de l’essor du PAP et contrôlent toujours la majeure partie du marché, l’horizon 2030 pourrait bien changer la donne. Ainsi selon Xerfi, il pourrait y avoir d’ici là une nouvelle redistribution des parts de marché, principalement au profit des mandataires, mais aussi du PAP.

Alors qu’un tiers des transactions est aujourd’hui réalisé directement entre particuliers, ce canal de vente pourrait ainsi voir sa part de marché grimper à 34 % d’ici 2030.

Les réseaux de mandataires, quant à eux, boostés par leur flexibilité et leur capacité à attirer de nouveaux professionnels, devraient atteindre environ 20 % de part de marché.

Avec un recul important de leur part de marché pour atteindre environ 41 % d’ici 2030, les agences immobilières traditionnelles devraient être les grandes perdantes de cette crise selon Xerfi.

Quant aux néo-agences, leur position devrait rester marginale avec seulement 20 000 transactions par an, tandis que celle des notaires devrait se stabiliser.

Quelles stratégies adoptées pour retourner la situation ?

Heureusement, une prévision n’est jamais immuable. Dans cette optique, Xerfi livre dans son étude les pistes à suivre pour aider les professionnels de l’intermédiation immobilière à traverser la crise :

Piste n°1 : Renforcer ses parts de marché par croissance externe

Avec l’acquisition des entreprises Nestenn, Century 21, Guy Hoquet et Laforêt, la holding Arche est l’illustration parfaite de l’efficacité de la stratégie de croissance externe.

Piste n° 2 : Digitaliser toujours plus les services

Visite 3D, marketing digital, digitalisation des états des lieux… Autant d’outils digitaux à privilégier pour se démarquer de la concurrence

Piste n°3 : Diversifier ses sources de revenus

Activités d’administration de biens, de gestion locative, de syndic… A l’heure où le nombre de transactions enregistre une forte baisse, il est essentiel pour les agences immobilières de diversifier leur offre de services afin de s’assurer d’autres sources de revenus.

Piste n°4 : Faire appel aux agents immobiliers indépendants

L’objectif ? Flexibiliser les charges fixes.

Evolution du modèle économique et diversification des services… tels sont les nouveaux enjeux des agences immobilières qui n’ont pas dit, à coup sûr, leur dernier mot !

Stéphanie Marpinard

Après avoir évolué pendant 10 ans au sein d'un groupe spécialisé dans les médias étudiants, l’orientation professionnelle et la gestion de carrière, en tant que rédactrice en chef adjointe, Stéphanie Marpinard a choisi de travailler à son compte et collabore depuis à différents médias. Ses domaines de prédilection sont entre autres l'immobilier, l'emploi et les ressources humaines.

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Vos réactions
  • Par Gilles, il y a 7 mois

    Bonjour,
    Vous avez écrit : »le portage salarial peut-être une piste intéressante puisqu’il permet à un indépendant de conserver son autonomie tout en bénéficiant des avantages du statut de salarié. »
    Sachez que le portage salarial n’est pas compatible avec l’activité de transaction immobilière comme l’a rappelé le ministre du travail le 17/11/2022, en réponse à une question écrite d’une sénatrice (JO Sénat 17/11/22 p. 5762).

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