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Selon Century 21, le marché immobilier s’est retourné en 2022

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Charles Marinakis, président de Century 21 France, a présenté, ce mardi 3 janvier, dans le cadre d’une conférence de presse, son bilan du marché de l’immobilier ancien en 2022, ainsi que les perspectives d’évolution en 2023. Tour d’horizon des principaux enseignements à retenir.

Marché immobilier 2022

« Si 2021 était l’année de tous les records, 2022 marque un retournement du marché. Les transactions qui étaient encore florissantes au premier semestre 2022 ont connu un vrai ralentissement durant l’été », explique Charles Marinakis, président de Century 21 France. A noter que le retournement du marché immobilier en 2022 est une première depuis près de 10 ans, sur un marché qui n’avait fait que croître sur l’ensemble de ses paramètres. Ainsi, selon le réseau Century 21, le nombre de transactions immobilières a reculé de plus de 4 % l’an dernier, conséquence d’un ralentissement très affirmé du marché des maisons qui enregistre une baisse de 8,2 %. Sans doute, un juste retour à la normale après des années post Covid où les maisons étaient particulièrement prisées.

Une conjonction de plusieurs facteurs

La raison de ce retournement de marché ? Sans aucun doute, la conjonction de plusieurs facteurs selon le président du réseau Century 21. « L’évolution rapide des taux de crédit qui ont plus que doublé en un an, passant de 1,07 % en moyenne en janvier à 2,25 % en novembre. Parallèlement le taux d’usure, qui s’est ajusté avec retard, a rendu automatiquement inéligibles certains dossiers de crédit », précise Charles Marinakis. Ainsi, au sein du réseau Century 21, le nombre de compromis annulés au motif de refus de prêt est passé de 3,2 % en moyenne au premier semestre 2022 à 6 % au second. « Cette proportion est toutefois bien moins importante que ce qu’ont pu déclarer certains opérateurs du marché, dont la communication alarmiste a sans doute contribué à freiner les projets immobiliers davantage encore que le durcissement des conditions d’emprunt », a-t-il tenu à préciser. A ces facteurs s’est ajouté un contexte international particulièrement préoccupant, provoquant une crise énergétique et avec elle une hausse brutale de l’inflation en France passant de 2,9 % en janvier à 6,2 % fin novembre dernier.

Après un pic cet été, les prix ont commencé à baisser

Malgré le recul de l’activité immobilière, les prix en revanche ont continué leur ascension débutée en 2015 et ont même atteint des records historiques. Le prix moyen au mètre carré des maisons progresse ainsi de 7,1 % en 2022 pour atteindre 2 619 euros le mètre carré, tandis que celui des appartements augmente de 4 %, pour s’établir à 4 288 euros le mètre carré. A noter tout de même que les prix ont atteint un pic durant l’été, puis ont commencé à décroître au second semestre.

Des disparités régionales

A l’inverse de la tendance nationale, Paris voit ses prix reculer en 2022 de 2,4 % par rapport à 2021. Le prix moyen au mètre carré s’établit désormais à 10 339 euros le mètre carré. Une bonne nouvelle pour le marché immobilier parisien qui, grâce à ce réajustement des prix, a retrouvé des couleurs. Sur l’année, les transactions dans la capitale ont ainsi progressé de 5,9 %. En Ile-de-France, l’activité sur l’année est, quant à elle, en recul de 6 %, tirée vers le bas par le marché des maisons en forte contraction par rapport à 2021, avec une baisse 10,9 %. Un ralentissement sans doute lié à la hausse des prix des maisons, qui ont enregistré plus 5,5 % sur une année, quand le prix moyen des appartements est, quant à lui, demeuré stable. En Province, le paysage est très hétérogène en fonction des régions, avec tout de même trois départements qui se situent à moins d’une heure de Paris en TGV et qui ont plus que jamais le vent en poupe. Il s’agit de l’Indre-et-Loire, dont le prix moyen au mètre carré a fait un bond de 10,1 % pour les maisons et de 15,5 % pour les appartements ; le Loiret, dont la hausse des prix est de 10,3 % pour les maisons et de 8,6 % pour les appartements.

Quelles perspectives pour 2023 ?

« L’année 2023 ne devrait pas marquer un effondrement du marché mais un nécessaire ajustement des prix, au moins dans certains départements », observe Charles Marinakis. D’après les prévisions de Century 21, les prix pourraient ainsi chuter de 5 à 7 % au niveau national en 2023, et le nombre de transactions baisser de 3 à 5 %, par rapport à 2022, pour atteindre autour de 1 050 000 de ventes à la fin de l’année.

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