Dans un contexte budgétaire plus que jamais tendu et alors que l’annonce surprise de l’augmentation de la taxe foncière pour plusieurs millions de propriétaires avait provoqué un véritable tollé, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, tente de temporiser et n’exclut pas son annulation.
Depuis septembre, la hausse des taux des crédits immobiliers s’est pleinement révélée. Mais elle est à l’œuvre depuis plusieurs mois, lente et probablement installée pour durer. Cependant, elle n’a pas encore été suffisamment puissante pour casser le mouvement de reprise du marché des crédits et de la plupart des secteurs de l’immobilier résidentiel. En revanche, elle contribue à la dégradation de la capacité des ménages à acheter, même si ces derniers réussissent encore à résister à la détérioration de leur environnement politico-économique. Analyse de la conjoncture par Michel Mouillart.
Chaque mois, découvrez les tendances des prix de l’immobilier dans le neuf et l’ancien, pour les appartements et maisons acquis par des particuliers, d’après les derniers chiffres du Baromètre LPI-iad. Sur une carte interactive.
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Selon une récente enquête, la part de résidences principales classées E, qui stagnait à 21-22 % depuis l’introduction du nouveau DPE, est soudainement passée à 17,8 % début 2025, dans la foulée de l’obligation de l’audit énergétique sur les maisons à la vente. Doit-on y voir un nouveau coup porté à la crédibilité du DPE (via l’effet de seuil) ? Ou faut-il y voir une prise de conscience des propriétaires et professionnels vis-à-vis des diagnostics, permettant d’en faire un élément clé de la prise de mandat, comme nous l’enseignons à nos éco-conseillers immobiliers.
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